Johan Morel (AS Nancy Lorraine) : "Être en sélection m’a apporté beaucoup d’expérience"


Johan Morel, un défenseur avec de la projection - Crédit photo : DR

Récemment appelé pour la première en sélection slovaque jeune, Johan a connu un autre chamboulement l'été dernier: il a rejoint le centre de formation de l'AS Nancy-Lorraine. Une arrivée "sur le tard", mais qui pourrait être payante pour celui qui s'entraîne déjà avec la N3. Entretien.


Matias Arraez : Première saison à l'AS Nancy-Lorraine, un peu chamboulée, mais comment se passe ton adaptation dans ton nouveau club ?


Johan Morel : L’adaptation s’est bien passé, j’étais un peu timide au début mais après les joueurs m’ont bien intégré. C’était une première pour moi après avoir joué pendant 12 ans à Boulogne-sur-Mer.


MA : Tu es originaire de Boulogne-sur-Mer, c'est une véritable terre de foot.


JM : Oui, c’est vrai que c'est une ville qui est quand même très connue pour le foot. Il y a dix ans le club était en Ligue 1. Beaucoup de très bons joueurs sont sortis de la formation boulonnaise.


MA : Tu as toujours joué à l'US Boulogne Côte-d'Opale, qu'as-tu appris pendant tes années là-bas ?


JM : J’ai pu apprendre beaucoup de choses dans ma formation, où j'ai progressé d’année en année. J’ai aussi pu prendre de l’expérience en rencontrant beaucoup de joueurs et de coachs. Tous m'ont transmis les valeurs boulonnaises qui me forgent aujourd'hui.


MA : Il y a une vraie tradition de grands footballeurs à l'USBCO: Franck Ribéry, N'Golo Kanté, et plus récemment des défenseurs comme Eric Vandenabeele et Thibaut Jaques, ce sont des modèles pour les jeunes ?


JM : Oui, de par leurs carrières, ce sont tous des exemples pour les jeunes issus du club. C’est un rêve quand on est formé à l'USBCO de réaliser le parcours de champions pareils avec de gros titres comme la Coupe du Monde. Ce sont en plus, tous, des joueurs qui n’oublient pas d’où ils viennent et qu’on peut voir à Boulogne dans la rue.


MA : Tu arrives dans une nouvelle équipe, en U19, comment faire changer la hiérarchie, surtout en défense ?


JM : Je pense qu’il faut vite s’imposer dans le groupe. Sachant que je suis en deuxième année, j'essaye d’apporter toute mon expérience dans le groupe avec de la sérénité.


MA : Ta maman est slovaque, la nationalité sportive que tu as choisi pour le moment. Pourquoi ?


JM : J’ai choisis la Slovaquie car c’est le pays natale de ma mère. J’ai encore de la famille là-bas et je suis très attaché à ce pays où je vais en vacances chaque année. Lors de ma première sélection, je me sentais vraiment chez moi malgré que je ne parle pas le slovaque. Tout le monde a fait l'effort et m’a très bien intégré. Ce sont des joueurs qui jouent avec le coeur, l’envie, et pour la patrie. Nous étions tous très soudés lors des matchs, et j’aimerais encore jouer pour mon pays par la suite.



Morel avec le maillot slovaque - Crédit photo : DR


MA : C'est un football plus "rugueux" qui t'inspire ?


JM : Comme tout défenseur, j’aime bien les duels et y mettre de l’agressivité et de l’impact. Mais bien sûr, il faut savoir l’adapter. Il faut tout de même savoir garder la balle et faire du jeu. Voir un beau match avec de l’envie et de la qualité est toujours plaisant.


MA : Que t'apporte ce genre d'expérience internationale ?


JM : Être en sélection m’a apporté beaucoup d’expérience et de professionnalisme. Les installations étaient celles des pros. Tout était carré. J’ai pu jouer de beaux matchs comme contre le Mexique et le Japon. On peut voir que chaque détails compte dans ce genre de rencontres, que ce soit la récupération pour enchaîner les matchs, l’alimentation, etc...


MA : Qui sont tes modèles de défenseurs ?


JM : J’aime bien (Virgil) Van Dijk, de Liverpool, qui est pour moi le meilleur défenseur central actuellement. Sergio Ramos est aussi une source d'inspiration de par sa longévité. Pour finis Presnel Kimpembe est pour moi un exemple de sérénité et de puissance.


MA : Tu joues avec les U19 mais tu t'entraines avec la N3, comment vois-tu ton rêve de professionalisme ? Près ? Loin ?


JM : Le rêve de tout joueur est bien sûr d’être professionnel. J’aimerais y arriver le plus vite possible, pouvoir jouer en pro et avoir une belle carrière.


MA : Quelles sont tes qualités à mettre en avant ?


JM : Je suis un joueur rigoureux avec un bon jeu de tête. J’aime les duels et les tacles. Et je pense avoir plutôt une bonne relance.


MA : Où te vois-tu dans cinq ans ?


JM : Je me vois en équipe pro et continuer en sélection. Ce serait mon rêve, mais il faut continuer à bosser fort.


Entretien réalisé par WhatsApp le 11 décembre 2020

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